| Résumé : |
La notion d’interprétation en psychanalyse ne peut être envisagée sans tenir compte de la notion de transfert — ou plus précisément de « l’acte de transférer » certains contenus de la personne du patient à la personne de l’analyste (transfert proprement dit) — et de la réaction de l’analyste au discours du patient (contre-transfert). Dans « La dynamique du transfert » et dans « Observations sur l’amour du transfert », Freud (1912, 1915) tente de catégoriser et de développer le phénomène du transfert. Ce processus est, pour lui, une expérience fondée sur l’acte de transférer des imagos ; cette notion avait été introduite par Jung, en 1911, pour indiquer le prototype inconscient des expériences sensori-perceptives et relationnelles qui vont conditionner le type ultérieur de relation d’objet. Il s’agit donc d’une réédition des modèles inconscients précédents, alors que pour Freud, il s’agit surtout d’imagos infantiles, projetées sur la personne de l’analyste. Il distingue en outre le transfert « positif », fondé sur l’affectivité et la « sexualité », et le transfert « négatif » fondé sur les sentiments hostiles. |