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| P0000062 | EVOPSY/8902 | Périodique | CDMA | Documentaire | Disponible |
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Ajouter le résultat dans votre panierSur la crise psychique : considération inactuelle / Thomas De Castelbajac in L'évolution psychiatrique, n°2 (Juin 2024 Vol. 89)
[article]
Titre : Sur la crise psychique : considération inactuelle Titre original : On the Theme of the Psychic Crisis: Untimely Meditation Type de document : texte imprimé Auteurs : Thomas De Castelbajac, Auteur ; Pierre Paini, Auteur Année de publication : 2024 Article en page(s) : p. 177-188 Langues : Français (fre) Mots-clés : Crise psychique Discontinuité Réaction critique Événement Réel Langage Création Résumé : Objectifs
Au fur et à mesure de son extension à l’ensemble des champs disciplinaires, le concept de crise a perdu en intelligibilité. La psychiatrie n’échappe pas à ce phénomène par les différentes réalités que l’emploi de ce concept recouvre. Aussi, notre présente étude vise à s’intéresser à ce qu’il en est de la crise psychique et à clarifier ce dont elle témoigne pour chaque sujet au travers de ses manifestations dont l’hétérogénéité ne peut que saisir le clinicien.
Méthode
Afin de cerner au plus près notre objet qu’est le notion de crise psychique, nous proposerons en premier lieu une étude étymologique et historique du concept de crise, puis, en nous appuyant sur un référentiel psychanalytique enrichi d’apports philosophiques, phénoménologiques en particulier, nous analyserons en quoi toute crise psychique est réaction critique à une rencontre avec un réel faisant discontinuité, événement pour un sujet.
Résultats
Nous poserons alors que le bouleversement intime dont est cause le phénomène de crise psychique, par le déchirement des représentations du sujet qu’elle suscite, tire origine de son mode d’inscription singulier dans le langage par lequel il se maintient au monde. Soutenu par une présence soignante, le sujet en crise sera alors accompagné dans une décision à prendre ayant pour fin de créer un nouveau mode d’être vivable faisant suite à la chute de ses anciennes assises.
Discussion
Nous soutenons ainsi que toute crise psychique révèle l’être à lui-même. Toutefois, cette épiphanie n’est pas sans risque et c’est pourquoi un accompagnement soignant prend là, plus que jamais, toute son importance. À rebours des pratiques actuelles celui-ci veillera donc à ne pas entraver la crise psychique lorsqu’elle s’annonce, mais bien plutôt à soutenir la création originale et subjective susceptible d’en émaner.
Conclusions
Soutien à l’émergence d’une nouvelle façon d’être au monde ainsi que l’aide ultérieure à la mise en récit dynamique par le sujet de la crise traversée par lui, tels nous paraissent être les préalables éthiques à toute prise en soins de la crise psychique.Permalink : https://ch-poitiers.fr/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=122669
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Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité P0000062 EVOPSY/8902 Périodique CDMA Documentaire Disponible Crise sanitaire et soins psychiques pour les enfants. Une étude psycho-sociologique au CMP / CRAUS Yann in L'évolution psychiatrique, n°2 (Juin 2024 Vol. 89)
[article]
Titre : Crise sanitaire et soins psychiques pour les enfants. Une étude psycho-sociologique au CMP Titre original : Public health crisis and psychological care for children. A psycho-sociological study at the CMP Type de document : texte imprimé Auteurs : CRAUS Yann, Auteur ; Carole Blanc, Auteur ; LUTHIN Patricia, Auteur ; Yann Diener, Auteur Année de publication : 2024 Article en page(s) : p. 189-204 Langues : Français (fre) Mots-clés : Covid-19 Pandémie Pédopsychiatrie Sociologie Crise sanitaire Centre médico-psychologique Psychiatrie de secteur Résumé : Objectifs
Cet article rend compte des résultats d’une recherche menée conjointement par les professionnels d’une équipe de centre médico-psychologique et de sociologues. Il interroge les effets du premier confinement (printemps 2020) sur les situations des enfants suivis au CMP et leur famille, mais également sur les pratiques des soignants.
Méthode
L’étude a été mise en œuvre à partir de mai 2020, avec deux modalités de réflexion proposées à dix professionnels (psychologues, pédopsychiatres, orthophonistes, psychomotriciens, assistante sociale) du CMP : soit écrire un texte de quelques pages, soit participer à un entretien avec l’un des quatre sociologues. Dans les deux cas, la consigne était de partir de situations cliniques en détaillant les différents aspects sociaux et psychiques et de formuler des idées sur les effets du confinement, en s’appuyant sur des exemples cliniques tout en préservant l’anonymat des patients. Après ce premier temps d’élaboration commune, plusieurs rencontres entre soignants et sociologues ont eu lieu pour réfléchir ensemble au contenu de ces textes et élaborer une réflexion plus générale dont cet article est l’aboutissement.
Résultats
Cette recherche a permis de documenter l’effet de la crise sanitaire sur les enfants et les familles (renforcement des inégalités sociales) telles que perçues par les professionnels, ainsi que les adaptations des pratiques de soin (consultations à distance) et les questionnements des professionnels durant cette période.
Discussion
Concernant les situations des enfants et des familles, les données recueillies révèlent des inégalités sociales exacerbées par le contexte de crise sanitaire mais soulignent également l’existence de certains facteurs (type de logement, configurations familiales, rapport aux normes scolaires et sanitaires) qui ont pu créer des différences entre personnes pourtant issues de catégories socioprofessionnelles semblables. Concernant les pratiques et réflexions des professionnels, le souci de garantir la continuité du lien a été essentiel pour les professionnels, ce qui a donné lieu à des pratiques possiblement éloignées du cadre habituel, avec la limitation des rendez-vous en présence et l’usage du téléphone pour les consultations. Les professionnels se sont interrogés sur les effets et enjeux de ces suivis à distance et ont été contraints de se repositionner sur les plans clinique et thérapeutique.
Conclusion
Cette expérience de recherche invite à renouveler ce type d’étude, pour la richesse des résultats obtenus grâce au croisement des regards des soignants et des sociologues, mais aussi pour son intérêt du point de vue de la réflexivité de l’équipe soignante.Permalink : https://ch-poitiers.fr/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=122670
in L'évolution psychiatrique > n°2 (Juin 2024 Vol. 89) . - p. 189-204[article]Réservation
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Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité P0000062 EVOPSY/8902 Périodique CDMA Documentaire Disponible Schizophrénie et psychose chez Jean Oury / Jean-Louis Feys in L'évolution psychiatrique, n°2 (Juin 2024 Vol. 89)
[article]
Titre : Schizophrénie et psychose chez Jean Oury Titre original : Schizophrenia and psychosis, according to Jean Oury Type de document : texte imprimé Auteurs : Jean-Louis Feys, Auteur Année de publication : 2024 Article en page(s) : p. 205-225 Langues : Français (fre) Mots-clés : Psychothérapie institutionnelle Oury Jean Schizophrénie Psychose Nosologie Résumé : Objectifs
La psychothérapie institutionnelle reste un courant important pour quiconque travaille à l’hôpital ou en institution avec des patients souffrants de problématiques psychiatriques. Jean Oury en est le personnage principal et il a toujours défendu que toutes les idées et notions de la psychothérapie institutionnelle ne pouvaient se penser qu’en articulation avec une pratique au quotidien centrée sur la psychose de manière générale et sur la schizophrénie de manière particulière. Il nous a semblé dès lors intéressant de tenter de résumer la définition et la conception qu’Oury se faisait de la psychose et de la schizophrénie.
Méthode
C’est un travail dont la valeur est relative : Oury n’a jamais voulu faire un cours magistral sur le sujet et il refusait le discours universitaire. Son style et son enseignement principalement oral ne se prêtent pas à un résumé un peu scolaire. Néanmoins, il nous a semblé que l’exercice en valait la peine. En se basant sur de nombreuses citations, nous avons voulu synthétiser la position de Jean Oury.
Résultats
La nosologie sur laquelle s’appuie Oury est empruntée à la psychiatrie classique et n’est, à notre avis, pas la plus adéquate pour une clinique qui préconise l’accueil et la rencontre.
Discussion
Pour l’avenir de la psychothérapie institutionnelle, il est sans doute important de dissocier toutes les recommandations du mouvement pour soigner l’institution de la nosologie sur laquelle elles s’étayent.
Conclusion
Seule la psychothérapie institutionnelle nous a appris à tenter de soigner les institutions de soins et à lutter contre la tendance naturelle de ces endroits à la ségrégation et aux rapports de force soignants-soignés. Mais une clinique de l’accueil et de la rencontre mérite mieux qu’une nosologie empruntée à la psychiatrie classique.Permalink : https://ch-poitiers.fr/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=122671
in L'évolution psychiatrique > n°2 (Juin 2024 Vol. 89) . - p. 205-225[article]Réservation
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Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité P0000062 EVOPSY/8902 Périodique CDMA Documentaire Disponible Pourquoi les convictions morales facilitent le dogmatisme, l’intolérance et la violence / DECETY Jean in L'évolution psychiatrique, n°2 (Juin 2024 Vol. 89)
[article]
Titre : Pourquoi les convictions morales facilitent le dogmatisme, l’intolérance et la violence Titre original : Why moral convictions facilitate dogmatism, intolerance, and violence Type de document : texte imprimé Auteurs : DECETY Jean, Auteur Année de publication : 2024 Article en page(s) : p. 227-248 Langues : Français (fre) Mots-clés : Attitude Croyance Dogmatisme Extrémisme Politique Métacognition Morale Neurosciences Valeurs Violence Résumé : Objectifs
Cet essai théorique, à travers une perspective interdisciplinaire naturaliste qui intègre les sciences biologiques et les sciences sociales, tente d’expliquer pourquoi les croyances associées à des valeurs morales peuvent conduire au dogmatisme, à des attitudes et des opinions intolérantes et parfois motiver des actions collectives violentes.
Méthode
L’article s’appuie sur une analyse intégrative et sélective de la littérature empirique portant sur 138 articles (78 % d’entre eux publiés au cours des huit dernières années) en anthropologie, neuroscience, psychologie cognitive et sociale, sciences politiques et sociologie pour expliquer pourquoi et comment le processus de moralisation augmente fortement la force des croyances et des attitudes – en certitude et importance – ce qui, à son tour, motive l’engagement social et induit un extrémisme attitudinal quelle que soit l’appartenance idéologique, politique ou identitaire.
Résultats
Les convictions morales sont perçues comme des vérités objectives, absolues, nécessaires, universelles et infaillibles. Elles engagent les émotions, le circuit de la récompense ainsi que le système des valeurs dans le cerveau qui motive et contrôle le comportement. Les convictions morales sont généralement partagées avec d’autres membres de son groupe ou coalition et sont donc liées à l’identité sociale. Plus les gens perçoivent l’existence d’un consensus au sein de leur communauté sur le caractère moral d’une croyance ou d’un principe, plus ils sont susceptibles de les considérer comme objectifs et universels. Les convictions morales motivent la participation à l’action collective et inspirent le courage de s’opposer aux injustices perçues, réelles ou imaginaires, en dépit du coût personnel. Une rigidité mentale est souvent une caractéristique des convictions morales. Une fois qu’une question est moralisée et considérée comme réaliste, elle est davantage susceptible d’être perçue comme une croyance absolue, maintenue avec une confiance inébranlable immunisée contre l’argumentation rationnelle. Cette confiance inébranlable dans une croyance entraîne un biais de confirmation, qui fait que les gens sont moins disposés à rechercher ou à prendre en compte des informations correctives. Ils éprouvent souvent un sentiment de supériorité et deviennent dogmatiques, quelle que soient l’exactitude de leurs croyances. Des indices neuronaux spécifiques et des dispositions cognitives de bas niveau sont associés de manière prédictive à des orientations de personnalité sujettes aux attitudes dogmatiques dans les domaines idéologiques, politiques et socioéconomiques.
Discussion
Les opinions et les attitudes, lorsqu’elles sont moralisées, peuvent rendre les gens dogmatiques, rigides et intolérants. Les convictions morales peuvent servir de mandats impératifs susceptibles de faciliter l’activisme politique, mais aussi des positions extrêmes parfois négatives, une polarisation hostile des opinions qui nuit au débat démocratique et peut aller jusqu’au soutien à des actions violentes. Le manque de flexibilité cognitive explique l’échec des processus d’actualisation et de calibration des connaissances qui entraîne une incapacité à évaluer et se débarrasser de croyances antérieures.
Conclusion
Lorsqu’une question sociale ou économique est moralisée, il devient plus difficile d’intégrer des aspects pragmatiques qui prennent en compte les risques, les avantages, les coûts et les conséquences. Les convictions morales sont donc une arme à double tranchant avec des effets constructifs ou destructifs.Permalink : https://ch-poitiers.fr/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=122672
in L'évolution psychiatrique > n°2 (Juin 2024 Vol. 89) . - p. 227-248[article]Réservation
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Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité P0000062 EVOPSY/8902 Périodique CDMA Documentaire Disponible Le passage à l’acte suicidaire dans sa dimension perverse, analyse d’un cas clinique / Francesca Melas in L'évolution psychiatrique, n°2 (Juin 2024 Vol. 89)
[article]
Titre : Le passage à l’acte suicidaire dans sa dimension perverse, analyse d’un cas clinique Titre original : The suicidal act in its perverse dimension, analysis of a clinical case Type de document : texte imprimé Auteurs : Francesca Melas, Auteur ; Sylvain Dal, Auteur Année de publication : 2024 Article en page(s) : p. 249-265 Langues : Français (fre) Mots-clés : Perversion Perversité Passage à l’acte Transfert Tentative de suicide Résumé : Objectif
Psychose, névrose et perversion ont structuré la clinique à l’âge d’or de la psychanalyse. Si la psychose et la névrose font toujours partie intégrante de notre vocabulaire médical, la perversion s’avère au contraire être devenue un concept peu évoqué voire quelque peu oublié de notre nosographie classique. Pourtant, les processus d’interactions de certains patients et plus particulièrement certains passages à l’acte suicidaires semblent s’y rapporter grandement. Dans cet article, à partir des questions suscitées par le cas clinique abordé, nous soulignerons l’importance de nous ré-intéresser à ce concept.
Méthode
L’objet de cet article consistera en l’étude de certains mécanismes de la perversion dans la clinique du passage à l’acte suicidaire et tentera d’en établir une définition non exhaustive, historique et actuelle afin de répondre au questionnement suivant : « le passage à l’acte suicidaire peut-il être pensé comme un acte pervers dans son adresse au thérapeute ? » Les apports théoriques seront soutenus par une illustration clinique préalable portant sur le suivi hospitalier et ambulatoire d’un jeune patient.
Résultats
Lorsque le passage à l’acte revêt, dans la clinique du suicide, une symbolique particulière adressée au thérapeute et confère au sujet une prise de pouvoir dans la relation thérapeutique, nous pouvons y lire les caractéristiques de la perversion.
Discussion
Il convient de faire preuve de prudence concernant cette proposition et de ne pas associer sans nuance tout acte suicidaire à la clinique de la perversion. De même, il revient au thérapeute de prendre conscience des mécanismes développés par le patient au sein de la relation thérapeutique et d’en faire un objet de travail commun.
Conclusion
L’article suivant propose au lecteur une approche théorique et clinique du passage à l’acte suicidaire dans la clinique de la perversion. Il permet d’envisager la distinction entre la clinique du suicide adressée et non adressée, de détacher le passage à l’acte d’une éventuelle pathologie, de prendre connaissance des difficultés cliniques qui en découlent et de dégager des pistes de réflexions concernant le suivi post-passage à l’acte.Permalink : https://ch-poitiers.fr/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=122673
in L'évolution psychiatrique > n°2 (Juin 2024 Vol. 89) . - p. 249-265[article]Réservation
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Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité P0000062 EVOPSY/8902 Périodique CDMA Documentaire Disponible Autisme et médiation thérapeutique musicale immersive : l’espace comme composante du timbre / Frédéric Vinot in L'évolution psychiatrique, n°2 (Juin 2024 Vol. 89)
[article]
Titre : Autisme et médiation thérapeutique musicale immersive : l’espace comme composante du timbre Titre original : Autism and Immersive Musical Therapy: Space as a Component of Timbre Type de document : texte imprimé Auteurs : Frédéric Vinot, Auteur ; Michel Pascal, Auteur ; Virginie Cayla, Auteur Année de publication : 2024 Article en page(s) : p. 267-282 Langues : Français (fre) Mots-clés : Autisme Médiation thérapeutique Musique Espace Immersion Voix Pulsion Résumé : Objectif
Cet article vise à mettre en évidence les effets cliniques d’un dispositif de musique immersive utilisé comme lieu de médiation thérapeutique auprès d’enfants autistes. L’immersion musicale étant basée sur l’hypothèse que l’espace est une composante du timbre, il s’agit donc de croiser de manière inédite deux grandes questions problématiques de l’autisme : l’espace et la voix. Pour ce faire, les référentiels psychanalytiques post-freudiens et lacaniens sont mobilisés et discutés.
Méthode
Après avoir présenté techniquement le dispositif immersif et expliqué les caractéristiques spatiales et esthétiques des œuvres qui y sont jouées, les auteurs déploient le cas clinique d’un enfant autiste de 11 ans et en repèrent différents temps. Les effets de contenance apparus initialement se sont vite trouvés limités, et le dispositif presque rejeté par l’enfant. Ce n’est qu’à l’occasion d’une œuvre basée sur différentes spatialisations d’une voix que l’enfant a pu réinvestir le dispositif et la relation avec le soignant en qualité de double, allant jusqu’à inventer des jeux l’incluant. Pour éclairer les effets subjectivant de ces séances, les auteurs font un premier rappel du rapport spécifique que le sujet autiste entretient avec la voix comme objet a, en s’appuyant notamment sur la notion de « délocalisation de la voix » qui est active dans tous les dispositifs de mise à distance du timbre, ce dernier étant compris comme un des noms du Réel de la voix. L’article s’attache ensuite à décrire précisément les caractéristiques spatiales de l’œuvre à laquelle l’enfant s’est montré si sensible en renouvelant son rapport à l’autre. Or, après analyse, l’œuvre en question s’avère en fait être composée non pas d’un seul espace unifié ou unifiant, mais de plusieurs espaces sonores, parfois diffusés simultanément.
Résultats
La notion de délocalisation de la voix est alors confrontée au fait que l’œuvre de musique immersive peut offrir bien plus qu’un simple point de délocalisation de la voix dans le même espace : elle offre l’expérience de plusieurs espaces sonores simultanés, ce que nous proposons de nommer une « délocalisation de la délocalisation de la voix », permettant d’alléger d’autant plus le sujet autiste de ce que Lacan appelle le « poids réel du sujet » mis en jeu par l’objet voix.
Discussion
L’article est l’occasion de plusieurs points de discussion : d’une part, les œuvres musicales immersives ne doivent pas être considérées comme recréant un environnement sonore réaliste (de type réalité virtuelle), mais bien comme proposant des espaces sonores impossibles. À ce titre, il existe un enjeu aussi bien esthétique qu’éthique dans l’usage clinique qui peut être fait de ces dispositifs musicaux immersifs. D’autre part, la construction de l’espace autistique ne relève pas seulement du regard mais aussi de la voix en sa dimension pulsionnelle. Enfin, la délocalisation de la délocalisation de la voix permettrait au sujet autiste d’en expérimenter la part atopique, c’est-à-dire son impossible localisation. La construction de l’espace se ferait donc autour d’un point atopique.
Conclusion
L’article cherche à démontrer l’intérêt que la clinique des médiations thérapeutiques par l’art peut trouver dans les recherches actuelles en composition électroacoustique, permettant de relancer les questionnements théorico-cliniques aussi bien sur l’espace que la voix. La dimension immersive est ainsi prise à la fois sur son versant musical et son versant transférentiel.Permalink : https://ch-poitiers.fr/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=122674
in L'évolution psychiatrique > n°2 (Juin 2024 Vol. 89) . - p. 267-282[article]Réservation
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Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité P0000062 EVOPSY/8902 Périodique CDMA Documentaire Disponible Processus de maternité et fonctionnement limite : une approche longitudinale à l’aide du Rorschach / Julia Neyroud in L'évolution psychiatrique, n°2 (Juin 2024 Vol. 89)
[article]
Titre : Processus de maternité et fonctionnement limite : une approche longitudinale à l’aide du Rorschach Titre original : The motherhood process and borderline functioning: A longitudinal approach using the Rorschach test Type de document : texte imprimé Auteurs : Julia Neyroud, Auteur ; Rose-Angélique Belot, Auteur ; ROMAN Pascal, Auteur Année de publication : 2024 Article en page(s) : p. 283-298 Langues : Français (fre) Mots-clés : Maternité Fonctionnement limite Rorschach Résumé : Objectifs
Cet article vise à étudier les changements psychiques durant la maternité chez des femmes primipares dénuées de troubles psychiques et organiques et à mettre en perspective les remaniements lors du processus de maternité avec un fonctionnement psychique de type limite.
Méthode
Cet écrit prend appui sur les données longitudinales recueillies à l’aide de l’épreuve de Rorschach. Deux cas cliniques révélateurs de cette dynamique processuelle seront analysés et discutés.
Résultats
L’analyse des protocoles de Rorschach de deux femmes aux capacités d’élaboration psychique différentes permet de constater un vécu d’effraction des limites lié à la précarisation des enveloppes psychiques entre huit mois de grossesse et un mois post-partum puis un renforcement de certains mécanismes défensifs post-accouchement afin de pallier l’état de désorganisation lié aux processus de la maternité.
Discussion
L’analyse de ces données permettra d’observer des modalités d’aménagements psychiques spécifiques au processus de maternité ainsi que des remaniements, proches d’une « catastrophe de symbolisation ».
Conclusion
Les dispositions psychiques des femmes durant la maternité permettent de déceler des aménagements limites du fonctionnement psychique durant cette période.Permalink : https://ch-poitiers.fr/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=122675
in L'évolution psychiatrique > n°2 (Juin 2024 Vol. 89) . - p. 283-298[article]Réservation
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Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité P0000062 EVOPSY/8902 Périodique CDMA Documentaire Disponible Le Trouble Dissociatif de l’Identité (TDI), du nouveau dans la division subjective ? / Quentin Dumoulin in L'évolution psychiatrique, n°2 (Juin 2024 Vol. 89)
[article]
Titre : Le Trouble Dissociatif de l’Identité (TDI), du nouveau dans la division subjective ? Titre original : Dissociative Identity Disorder (DID): A New Twist on Subjective Division? Type de document : texte imprimé Auteurs : Quentin Dumoulin, Auteur ; Pierre Bonny, Auteur Année de publication : 2024 Article en page(s) : p. 299-321 Langues : Français (fre) Mots-clés : Dissociation Trouble dissociatif de l’identité Trouble dissociatif Hystérie Psychose hystérique Psychanalyse Schizophrénie Psychotraumatisme Résumé : Objectifs
Il s’agit d’étudier les enjeux psychopathologiques et socioculturels du TDI (Trouble Dissociatif de l’Identité), en lien avec la façon dont l’épidémie des « personnalités multiples » s’est dissoute à la fin du XXe siècle.
Méthode
Nous retraçons d’abord l’histoire du trouble dissociatif en revenant sur les critères diagnostiques du TDI (DSM-5 et CIM-11) pour les comparer avec ceux de l’ancien TPM (Trouble de la Personnalité Multiple) du DSM-III. Nous revenons ensuite sur le concept de « dissociation » en psychiatrie, en soulignant quelques difficultés de traduction et sa plurivocité. Puis, nous proposons de mobiliser le concept des effets de boucle (I. Hacking) pour rendre compte de l’évolution de la nosologie des classifications internationales. Enfin, nous concluons sur les enjeux de la pratique clinique auprès de patients concernés.
Résultats
Le changement de nomination du trouble dissociatif (de TPM à TDI) s’est effectué en réponse à des controverses médico-légales des années 1990. Pour autant, cette nouvelle étiquette diagnostique ne résout ni la problématique épistémologique autour de la dissociation (autour du différentiel névrose/psychose), ni la question des accompagnements thérapeutiques. Le TDI fait aujourd’hui l’objet de deux lectures opposées entre le modèle psychotraumatique et le modèle socio-cognitif. S’ils présentent des écarts et des conceptions irréconciliables de la dynamique des troubles psychiques, ils soulignent tous deux de nombreux points communs à propos du TDI. L’existence de la possibilité de cohabitation de différentes consciences, identités, ou personnalités n’est pas remise en cause. De même, la question du traumatisme est examinée par les tenants des deux modèles.
Discussion
Le succès du TDI pourrait ainsi être en partie expliqué comme un retour de la thèse initiale de la division subjective (Freud, Lacan), incompatible avec l’idée d’un moi fort unifié comme idéal de santé mentale. Pour autant, la logique de « boucle » propre aux classifications des troubles psychiques conduit à reconnaître au TDI une possibilité de nomination par les patients de certains de leurs symptômes. Ainsi, la question n’est pas de déterminer la supériorité d’un modèle « explicatif » du TDI mais d’examiner la dynamique qui a conduit le sujet à être identifié à ce diagnostic. Dans le cas que nous présentons, le TDI est lié à un vécu psychotique chez le patient.
Conclusion
Le succès du TDI est contemporain d’interrogations sociales autour des questions d’identité. Les dynamiques du lien social propres au développement de nouvelles nominations ne peuvent cependant pas éclipser un certain réel de la folie se manifestant au travers de phénomènes dissociatifs. L’inconscient comme autre scène peut ainsi éclairer la logique de ces mécanismes, notamment en s’appuyant sur les outils du diagnostic structural proposés par la psychanalyse d’orientation lacanienne. Ces repérages permettent de préciser les conditions d’un accueil et d’une élaboration des troubles sous transfert pour les patients concernés.Permalink : https://ch-poitiers.fr/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=122676
in L'évolution psychiatrique > n°2 (Juin 2024 Vol. 89) . - p. 299-321[article]Réservation
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Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité P0000062 EVOPSY/8902 Périodique CDMA Documentaire Disponible Le cas de Monsieur Y. : du traumatisme à l’exception / Jessica Tran the in L'évolution psychiatrique, n°2 (Juin 2024 Vol. 89)
[article]
Titre : Le cas de Monsieur Y. : du traumatisme à l’exception Titre original : The Case of Mr. Y.: From Trauma to Exception Type de document : texte imprimé Auteurs : Jessica Tran the, Auteur Année de publication : 2024 Article en page(s) : p. 323-355 Langues : Français (fre) Mots-clés : Traumatisme Psychanalyse Freud Sigmund Lacan Jacques Psychose Cas clinique Résumé : Objectifs
L’objectif de cet article est de préciser les spécificités de l’approche psychanalytique du traumatisme, à partir de l’étude d’un cas clinique unique. Là où les discours contemporains tendent à souligner le rôle des évènements vécus dans la survenue d’un tableau psychopathologique, nous chercherons à montrer comment la psychanalyse opère un décentrement vis-à-vis des modèles explicatifs déterministes et linéaires. Â partir du cas d’un patient psychotique d’une cinquantaine d’années ayant perdu la vue suite à une blessure par arme à feu, nous montrerons comment la psychanalyse propose de mettre l’accent non pas intrinsèquement sur l’évènement passé, mais sur la réponse singulière et toujours imprévisible du sujet, dans une perspective diachronique prenant en compte l’importance de la temporalité et de l’après-coup. Nous pourrons ainsi étudier comment chez ce patient, l’évènement traumatique est progressivement réintégré dans une construction subjective singulière, et nous tenterons d’appréhender les ressorts stabilisateurs de cette construction au prisme de l’hypothèse freudienne du délire comme « tentative de guérison ».
Méthode
La méthode que nous avons adoptée est celle de l’étude d’un cas unique, dans la mesure où elle est la seule à pouvoir rendre compte de la singularité de la réponse du sujet dans son caractère diachronique. Il s’agira en particulier d’assumer le style d’une écriture analytique du cas qui s’écarte de tout idéal d’objectivité scientifique, puisque la technique psychanalytique se caractérise par la place majeure accordée à la dimension transférentielle dans la cure, et engage de fait la subjectivité du thérapeute. Nous nous efforcerons ainsi de restituer l’histoire de ce patient dans son déploiement temporel, en relatant les éléments biographiques et anamnestique tels qu’ils sont apparus au travers de la rencontre clinique, en y intégrant également des éléments issus de la consultation d’archives des dossiers médicaux. Nous étudierons ensuite l’évolution de sa position subjective au prisme des développements freudiens et lacaniens sur la psychose.
Résultats
Une approche psychanalytique a permis de mettre en évidence que, chez ce patient, sa position d’objet d’un préjudice est antérieure à la survenue de son agression par arme à feu. Cet évènement sera ainsi dans un premier temps réintégré par le sujet dans le cadre de la logique du délire de persécution qui le précède. Néanmoins, la reconnaissance sociale de sa position de victime a pu induire chez lui un effet pacificateur, et il réinterprètera dans un second temps cet évènement à partir de la construction d’une position d’exception, par l’incarnation de la figure du « voyant », qui viendra jouer un rôle de nomination et conduira à l’apaisement significatif des angoisses de persécution. Au-delà de l’hypothèse d’une « déduction logique » de la mégalomanie à partir des idées délirantes de persécution en vigueur dans la psychiatrie classique, la théorie freudienne et lacanienne permettent de situer les ressorts de cette position d’exception relativement à l’économie libidinale du sujet.
Discussion
Nous proposerons de discuter des similitudes existant entre la position d’exception construite par ce patient et deux cas célèbres de la littérature psychanalytique : le Président Schreber, auteur des Mémoires d’un névropathe, et l’écrivain irlandais James Joyce. Il s’agira en particulier de montrer que la construction délirante de notre patient diffère de la logique du « pousse-à-la-femme » à l’œuvre chez Schreber, et qu’elle n’est pas analogue non plus à la production d’un sinthome borroméen. En effet, sa construction délirante (contrairement à l’œuvre produite par Joyce) ne permet pas de le réinscrire dans une forme de lien social. Néanmoins, le travail thérapeutique réalisé avec ce patient lors de sa dernière hospitalisation permet de préciser comment la relation transférentielle peut dans certains cas permettre au patient psychotique de se saisir du thérapeute comme d’un partenaire qui viendrait authentifier l’advenue d’une position d’énonciation, ainsi que la production d’une nomination par le travail du délire.
Conclusion
La méthode du cas unique permet de mettre en évidence que l’approche psychanalytique du traumatisme opère un décentrement vis-à-vis de toute perspective tendant à faire de l’évènement traumatique le ressort causal du tableau psychopathologique. L’abord de l’histoire du patient dans sa globalité et sa complexité permet ainsi au contraire de mettre l’accent sur la réponse unique et imprévisible du sujet. La logique temporelle de l’après-coup freudien implique en effet de reconsidérer dans une perspective dynamique et diachronique la rencontre entre le sujet et l’évènement, en prenant en compte le déjà-là de la structure, l’histoire singulière du sujet, mais aussi les potentialités créatrices et imprévisibles de chacun – la relation thérapeutique pouvant apparaître comme une quatrième dimension lorsqu’elle vient offrir un support à cette création subjective et l’accompagne.Permalink : https://ch-poitiers.fr/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=122677
in L'évolution psychiatrique > n°2 (Juin 2024 Vol. 89) . - p. 323-355[article]Réservation
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Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité P0000062 EVOPSY/8902 Périodique CDMA Documentaire Disponible Science et soin du psychisme dans l’œuvre de Georges Canguilhem / Luc Surjous in L'évolution psychiatrique, n°2 (Juin 2024 Vol. 89)
[article]
Titre : Science et soin du psychisme dans l’œuvre de Georges Canguilhem Titre original : Science and the care of the soul in Georges Canguilhem's writings Type de document : texte imprimé Auteurs : Luc Surjous, Auteur Année de publication : 2024 Article en page(s) : p. 357-376 Langues : Français (fre) Mots-clés : Canguilhem, Georges Épistémologie Psychologie Médecine Vitalisme Psychothérapie Résumé : Objectifs
L’Essai sur quelques problèmes concernant le normal et le pathologique, thèse de médecine soutenue en 1943 par Georges Canguilhem (1904–1995), est certainement le texte français d’épistémologie de la médecine le plus connu. L’auteur alors jeune philosophe, étudiant en médecine et résistant, y défend l’autodétermination du vivant, capable de juger de ce qui est normal ou pathologique, catégories dont se saisissent ensuite la médecine et la physiologie ; ainsi qu’une conception de la clinique ajustée à la rencontre singulière. Son argumentation s’appuie largement sur les thèses de psychiatres mais exclut pourtant la psychopathologie de son champ d’application. C’est à ce paradoxe, peu étudié jusqu’ici, que nous tâchons de répondre dans cet article.
Méthode
Nous avons étudié de manière approfondie les textes portant sur la psychologie et le soin psychique dans les archives de G. Canguilhem, ses œuvres complètes, récemment publiées, et les travaux universitaires menés actuellement.
Résultat
Nous proposons de revenir aux deux problèmes qui initient l’Essai : « celui des rapports entre sciences et techniques, celui des normes et du normal ». À ce dernier, Canguilhem répond en proposant le concept de normativité vitale qui s’inscrit dans la continuité de travaux précédents consacrés à la psychologie, présentés lors de cours donnés au lycée dans les années trente et dans un Traité de psychologie, demeuré inédit, qui déjà promouvaient un sujet capable de valoriser, de s’engager, et par-là de se soustraire au déterminisme de son environnement et de son organisme. Concernant les rapports entre science et technique, qu’il commence à conceptualiser à la toute fin des années trente, il propose dans l’Essai un trajet inverse à celui du positivisme, partant de la clinique vers la science qui en retour l’éclaire ; or, la psychologie scientifique ne saurait jouer un rôle équivalent à la physiologie dans le soin psychique. Canguilhem considère en effet la revendication d’objectivité de la psychologie incompatible avec le respect de la subjectivité, que défend au contraire sa psychologie réflexive. Nous étudions pour finir les textes de Canguilhem évoquant la psychothérapie ainsi que ceux mentionnant la psychopharmacologie.
Discussion
Nous discutons les conséquences cliniques de l’impossibilité pour la psychologie scientifique de jouer pour la psychothérapie un rôle analogue à celui de physiologie en médecine.
Conclusion
La conception du soin psychique qu’ébauche Canguilhem consiste essentiellement en une défense de la dignité humaine, fondée sur une théorie philosophique et non scientifique de l’individu.Permalink : https://ch-poitiers.fr/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=122678
in L'évolution psychiatrique > n°2 (Juin 2024 Vol. 89) . - p. 357-376[article]Réservation
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Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité P0000062 EVOPSY/8902 Périodique CDMA Documentaire Disponible Henri Ey et le LSD : analyse d’un pré-rapport de 1958 sur les expériences thérapeutiques menées à Bonneval / Zoé Dubus in L'évolution psychiatrique, n°2 (Juin 2024 Vol. 89)
[article]
Titre : Henri Ey et le LSD : analyse d’un pré-rapport de 1958 sur les expériences thérapeutiques menées à Bonneval Titre original : Henri Ey and LSD: Analysis of a 1958 pre-report on therapeutic experiments at Bonneval Type de document : texte imprimé Auteurs : Zoé Dubus, Auteur Année de publication : 2024 Article en page(s) : p. 377-398 Langues : Français (fre) Mots-clés : LSD Psychédélique Psychotomimétique Thérapie de choc Set and setting Résumé : Objectifs
En 1958, une équipe médicale de l’hôpital de Bonneval, dirigée par le psychiatre Henri Ey, décide de mener une expérimentation avec une nouvelle substance psychotrope prometteuse : le LSD. Le rapport interne de ces expériences, source unique en France, a été partiellement retrouvé. Cet article se propose donc d’analyser le protocole mis en place afin de réaliser ces essais sur 19 patientes de l’institution ainsi que leurs réactions au traitement, mais également de comparer la méthode employée à celles qui se développent à la même période dans les pays anglo-américains.
Méthode
Analyse historique critique d’une archive inédite. Comparaison avec d’autres protocoles de la même époque.
Résultats
De manière tout à fait spécifique, le contexte d’usage thérapeutique des psychédéliques en France s’oppose aux évolutions méthodologiques observées dans les autres pays Occidentaux de la même époque. En effet, les concepts du set and setting, qui s’élaboraient alors, ne furent pas adoptés par les équipes françaises, qui demeurèrent dans le cadre des thérapies de choc. Dans ces conditions, les comptes rendus des séances étaient pour la plupart teintés d’angoisse, voire de terreur. Si l’équipe présente un cas de guérison et quatre cas « d’amélioration légère », la majorité des patientes virent leur état empirer suite à l’expérience.
Discussion
Cette archive exceptionnelle nous permettra donc d’accéder au plus près des pratiques et des réflexions d’un des médecins français les plus reconnus du XXe siècle, ainsi que, dans une certaine mesure, aux témoignages des patientes ayant été soumises à ces expérimentations.
Conclusion
L’influence d’Henri Ey sur la psychiatrie française de l’époque était considérable. Ses conclusions sur la faible valeur thérapeutique du LSD vont ainsi avoir un impact majeur sur le regard porté par le corps médical français sur cette substance, ralentissant encore aujourd’hui le processus de reconsidération de ses propriétés.Permalink : https://ch-poitiers.fr/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=122679
in L'évolution psychiatrique > n°2 (Juin 2024 Vol. 89) . - p. 377-398[article]Réservation
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Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité P0000062 EVOPSY/8902 Périodique CDMA Documentaire Disponible Prises en charge de la symptomatologie cognitive dans les troubles bipolaires / Clémence Isaac in L'évolution psychiatrique, n°2 (Juin 2024 Vol. 89)
[article]
Titre : Prises en charge de la symptomatologie cognitive dans les troubles bipolaires Titre original : Treating cognitive symptoms in bipolar disorders Type de document : texte imprimé Auteurs : Clémence Isaac, Auteur ; BOUAZIZ Noomane, Auteur ; Dominique Januel, Auteur Année de publication : 2024 Article en page(s) : p. 399-411 Langues : Français (fre) Mots-clés : Trouble bipolaire Trouble de l’humeur Trouble cognitif Neuropsychologie Rémission Résumé : Objectif
La symptomatologie cognitive est un enjeu majeur en santé mentale, elle reste pourtant trop peu prise en compte dans la pratique clinique. Cet article vise à fournir une vision globale de la littérature actuelle sur le fonctionnement cognitif des personnes vivant avec un trouble bipolaire. Il a également pour objectif de mettre en lumière les interventions possibles, notamment au sein des Centres Experts du réseau FondaMental.
Méthode
Nous avons réalisé une revue de la littérature pour explorer différents aspects liés aux troubles cognitifs dans les troubles bipolaires, tels que les troubles cognitifs traits, les variations au cours de la maladie, et l’évaluation et le traitement de ces troubles.
Résultats
Des troubles cognitifs au sein de différentes sphères sont présents dans les troubles bipolaires. Ils sont retrouvés dans toutes les phases et sous-types de la pathologie, avec une augmentation de l’intensité des troubles en phase aiguë. On observe cependant une hétérogénéité interindividuelle. La société internationale pour les troubles bipolaires a élaboré des recommandations, telles que la systématisation d’un bilan de dépistage permettant d’orienter vers des consultations spécialisées en neuropsychologie, ou encore des évaluations régulières facilitant la détection précoce des processus neurodégénératifs.
Discussion
Les Centres Experts dans les troubles bipolaires peuvent proposer ces évaluations, des actions de prévention, de la psychoéducation ou des interventions adaptées aux troubles cognitifs, telles que la remédiation cognitive. Nous présentons enfin le programme de remédiation cognitive écologique ECo, qui se base sur des exercices créés spécifiquement pour permettre le transfert des stratégies en vie quotidienne pour les personnes vivant avec un trouble de l’humeur.
Conclusion
L’association d’évaluations régulières, de mesures préventives et curatives permettrait de prendre en charge la symptomatologie cognitive et d’accompagner les personnes vivant avec un trouble bipolaire dans leur parcours de rétablissement.Permalink : https://ch-poitiers.fr/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=122680
in L'évolution psychiatrique > n°2 (Juin 2024 Vol. 89) . - p. 399-411[article]Réservation
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Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité P0000062 EVOPSY/8902 Périodique CDMA Documentaire Disponible L’homme Freud dans son temps. À propos de… « La psychanalyse dans le monde du temps de Freud. Chronologie » de Olivier Douville / Christophe Chaperot in L'évolution psychiatrique, n°2 (Juin 2024 Vol. 89)
[article]
Titre : L’homme Freud dans son temps. À propos de… « La psychanalyse dans le monde du temps de Freud. Chronologie » de Olivier Douville Type de document : texte imprimé Auteurs : Christophe Chaperot, Auteur Année de publication : 2024 Article en page(s) : p. 412-415 Langues : Français (fre) Mots-clés : Freud psychanalyse chronologie Note de contenu : Plan
Origines et développements
Construction
Les trois essais
La solitude
La diffusion
Anthropologie
Homosexualités
Sémite
Déclaration de liens d’intérêtsPermalink : https://ch-poitiers.fr/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=122681
in L'évolution psychiatrique > n°2 (Juin 2024 Vol. 89) . - p. 412-415[article]Réservation
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