| Résumé : |
Objectifs
Cet article vise à explorer les relations entre les deux niveaux clés (critères A et B) du modèle alternatif des troubles de la personnalité (AMPD). Plus précisément, il examine l’articulation entre le niveau de fonctionnement de la personnalité (NFP) et les dimensions pathologiques de la personnalité (DPP) afin de mieux comprendre leur contribution respective au diagnostic des troubles de la personnalité (TP).
Méthode
Nous avons analysé les données recueillies à l’aide des outils LPFS-BR et PID-5-BF auprès de deux échantillons randomisés de participants non cliniques, constitués avant (n=124) et pendant (n=126) la pandémie de COVID-19 et le confinement. Des analyses de médiation ont été menées pour clarifier l’interaction entre le NFP et les DPP dans l’évaluation des TP.
Résultats
Les résultats montrent des différences d’intensité notables dans les niveaux de NFP (p<0,001, d de Cohen>0,92), ainsi qu’une forte stabilité dans la sévérité globale des TP et dans les traits DPP (p>0,05). Une analyse de régression nous a permis d’examiner les effets combinés du Confinement, de l’Identité et du Détachement sur la sévérité des TP via un modèle de médiation. Les résultats confirment que le Confinement n’a pas d’effet global sur les TP (β0,022, p0,673) et suggèrent que l’Identité a un effet direct sur l’intensité des TP (β=0,64, p<0,001) et assure une médiation des effets du Confinement (β−0,026) et du Détachement (β0,27, p<0,001), ce dernier ayant également un impact direct (β=0,49, p<0,001).
Discussion
Ces résultats indiquent que, bien que certains aspects de l’AMPD soient sensibles au contexte, les DPP peuvent compenser ces variations de manière directe et indirecte. |