[article]
| Titre : |
COVID-19 pandemic's impact on French Health Students’ consumption of substances – a mixed analysis of their substance use |
| Titre original : |
Consommation de substances psychoactives chez les étudiants en santé durant la pandémie COVID-19 en France |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
ROLLAND Franck, Auteur ; Ariel Frajerman, Auteur ; Bruno Falissard, Auteur ; BENYAMINA Amine, Auteur |
| Année de publication : |
2025 |
| Article en page(s) : |
p. 486-491 |
| Langues : |
Anglais (eng) Langues originales : Français (fre) |
| Mots-clés : |
Etudiants en santé Addictions Alcool Tabac Cannabis |
| Résumé : |
Objectifs
La pandémie COVID-19 a eu un fort impact sur la santé mentale. Les étudiants en santé, en tant que jeunes adultes et étudiants, sont particulièrement à risque. Durant la première et la troisième vague, deux études nationales ont retrouvé de hauts niveaux de détresse psychologiques chez ces étudiants (respectivement 21 % et 83 % de détresse psychologique sévère selon l’échelle de Kessler). Cette étude s’intéresse à la modification des consommations de substances psychoactives ou de médicaments chez les étudiants en santé durant la pandémie.
Méthode
Un questionnaire en ligne a été distribué nationalement auprès des étudiants en santé en France entre le 4 avril 2021 et le 11 mai 2021. Il comportait une partie sociodémographique avec des questions sur les conditions de travail, une échelle de Kessler en 6 items (détresse psychologique) et des questions sur l’utilisation de substances ou traitements psychotropes.
Résultats
Un total de 16 937 réponses a été analysé (taux de réponse de 5,6 %), dont 54 % provenant d’étudiants en soins infirmiers et 16 % d’étudiants en médecine. L’augmentation de la consommation de substances psychoactives (alcool, tabac et cannabis) était associée au sexe masculin, aux étudiants plus âgés ou qui avaient des difficultés financières. Les étudiants en soins infirmiers étaient plus à risque que les autres. L’augmentation de la consommation de traitements psychotropes (anxiolytiques et hypnotiques) était associée au sexe féminin, aux étudiants plus âgés, ceux qui avaient des difficultés financières ou un plus haut niveau de détresse psychologique. Les étudiants en médecine, odontologie et maïeutique étaient plus à risque que les autres.
Conclusion
Comparativement à notre première étude nationale un an auparavant, les usages de substances (21 % versus 13 %) et de médicaments psychotropes (18 % versus 7,3 %) semblent avoir fortement augmenté. Ces résultats soulignent l’importance d’identifier les causes de recours à ces produits par les étudiants en santé afin de leur apporter les interventions les plus adaptées. En tant que futurs professionnels de santé, il s’agit d’un enjeu majeur de santé publique. |
| Permalink : |
https://ch-poitiers.fr/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=123118 |
in L'encéphale > n°5 (Octobre 2025 Vol. 51) . - p. 486-491
[article]
|  |