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| Titre : |
Comparaison de caractéristiques sociales et cliniques en fonction du sexe chez des personnes ayant un trouble de la personnalité du groupe B |
| Titre original : |
Comparison of social and clinical characteristics according to sex among individuals with cluster B personality disorder |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Nadine Larivière, Auteur ; Jacinthe Lavoie-Tremblay, Auteur ; Lionel Cailhol, Auteur ; Pierre David, Auteur |
| Année de publication : |
2025 |
| Article en page(s) : |
p. 715-724 |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Troubles de la personnalité du groupe B Comparaison entre les sexes symptômes Caractéristiques sociales Objectifs de thérapie |
| Résumé : |
Introduction
Dans le domaine des troubles de la personnalité (TP) du groupe B, les études ont surtout porté sur le TP limite/borderline (TPL), incluant principalement les femmes. De plus, les études incluant divers TP du groupe B ont comparé quelques caractéristiques cliniques entre des hommes et des femmes, en particulier les symptômes, sans tenir compte de composantes sociales.
Objectifs
Cette étude visait à comparer les caractéristiques sociales et cliniques de femmes et d’hommes présentant un TP du groupe B, à partir d’une base de données d’un service dédié aux personnes vivant avec un TP.
Méthodes
Les variables cliniques examinées étaient : la gravité de la psychopathologie selon les intervenants et les symptômes perçus des TP. Ces dernières ont été mesurées avec des outils validés et entrées dans la base de données du service. Les variables sociales incluaient par exemple, le statut conjugal et le réseau social. Ces caractéristiques ont été colligées systématiquement à l’entrée des personnes dans le service. De plus, les buts de thérapie, faisant partie de l’évaluation initiale ont été comparés de manière qualitative.
Résultats
Sur le plan social, il n’y avait pas de différence statistiquement significative entre les hommes (n=103) et les femmes (n=283) concernant le statut conjugal, la scolarité, la source de revenus et le nombre de loisirs. Les hommes avaient un réseau social plus limité que les femmes (p<0,001). Selon le Borderline Personality Questionnaire (BPQ), plus de femmes ont obtenu la cote du diagnostic de TPL que les hommes (p<0,001). L’analyse des dimensions du BPQ a montré que les femmes avaient plus de symptômes dissociatifs (p=0,04). Aussi, la proportion de femmes ayant consommé des substances dans le dernier mois était significativement plus élevée (p=0,04). Concernant les thèmes des buts au préalable de la thérapie, ce qui était le plus fréquent chez les femmes était d’améliorer la relation avec soi et les autres. Chez les hommes, les buts touchaient surtout la relation avec les symptômes et les activités de la vie courante (ex., trouver un emploi, reprise d’habitudes de vie saines).
Conclusion
Cette étude poursuit la réflexion sur la prise en compte du sexe et du genre dans l’offre des services pour les personnes vivant avec un TP du groupe B. Même s’il y a plusieurs similitudes entre les hommes et les femmes, certaines différences sur le plan social soutiennent l’ajout d’interventions ciblant entre autres les habitudes de vie pour les hommes. |
| Permalink : |
https://ch-poitiers.fr/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=123099 |
in Annales médico-psychologiques > n°7 (Septembre 2025 Vol. 183) . - p. 715-724
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