| Résumé : |
Priorité de la prise en charge en cancérologie, la douleur est un symptôme imbriqué physiquement et émotionnellement dans d’autres problématiques, ce qui constitue une véritable impasse à l’évaluation. De manière protocolaire, les soignants en oncologie ont tendance à mesurer la douleur en demandant aux patients de l’évaluer entre zéro et dix. Comment dissocier la douleur subjective de la douleur réelle ? La douleur subjective inclut la douleur morale, personnelle, environnementale et la difficulté à supporter cette nouvelle identité de personne malade. La douleur morale trouve ses inscriptions dans le corps. La prise en charge oncologique doit répondre à cette évaluation par une mesure globale de la subjectivité du patient. |