| Résumé : |
Objectif
L’auteur s’interroge sur le risque d’une essentialisation d’entités pathologiques au gré des époques et notamment celle actuelle, en se posant la question d’une prédisposition de la psychiatrie au scientisme.
Méthode
L’auteur revisite les fondements de la psychiatrie à travers l’étude de quelques grands auteurs ayant eu une réflexion épistémologique sur l’ordre du discours psychiatrique (Foucault, Lacan, Swain, Lantéri-Laura, Dowbiggin, etc.).
Résultats
La logique psychiatrique se caractérise par l’avènement d’une position subjective d’extériorité à la folie d’une part, et d’autre part le postulat d’une organicité du processus morbide inhérente à la logique médicale, avant même toute constitution d’un savoir psychiatrique.
Discussion
L’auteur souligne la particularité de la psychiatrie dans le registre médical, en ce qu’elle a connu un développement institutionnel et social considérable sans que, pour autant, la promesse d’un savoir à venir ne se concrétise pleinement, qui assoirait pleinement sa légitimité.
Conclusion
L’auteur voit une prédisposition au scientisme dans ce postulat d’une appréhension de la souffrance psychique dans le champ médical, conjugué à une quête de légitimité dans ce même champ. Il conclut que les entités psychiatriques qui se développent mériteraient d’être interrogées au regard des spécificités du discours psychiatrique. |