| Résumé : |
Objectif
L’article rend compte d’une étude de cas issue d’une recherche qualitative, portant sur les relations avec les pairs des jeunes enfants en situation de handicap.
Méthode
Les interactions avec les pairs de 32 enfants en situation de handicap ont été observées sur 18 mois, dans trois contextes (famille, milieu inclusif, milieu spécialisé) : 15 filles et 17 garçons ; âge moyen : 3 ans et 2 mois. La recherche a comporté trois temps : au T1, un carnet de bord était rempli par la psychologue référente du cas ; au T1, puis T2 des livrets d’observation étaient complétés par les parents et les professionnels de crèche, d’école ou de structures de soin ; au T3, des entretiens semi-directifs étaient menés par les chercheurs avec ces parents et ces professionnels. Une analyse qualitative thématique a été réalisée sur l’ensemble des données recueillies.
Résultats
L’article se centre sur l’étude de cas de Myriam, 4 ans et demi, qui présente une déficience intellectuelle et une déficience motrice. Très apeurée vis-à-vis des autres enfants et dépendante de l’adulte pour interagir avec eux au début des observations, elle devient plus assurée et plus autonome au fil du temps.
Discussion
Après avoir exploré les facteurs qui favorisent ou entravent les interactions avec les autres enfants, l’auteur propose une analyse des processus qui sous-tendent la construction des liens avec les pairs, au regard des particularités des enjeux psychiques de la parentalité et du processus de séparation–individuation quand l’enfant est en situation de handicap.
Conclusion
Pour que l’enfant en situation de handicap puisse s’étayer sur les relations avec ses pairs pour grandir, il est nécessaire de tisser un partenariat fructueux avec l’environnement familial, et de soutenir le processus de parentalité. |