| Résumé : |
Objectif
Cette étude présente une réflexion sur l’habitation d’un lieu et la constitution d’un « Soi territorial », dans le contexte de la vie et du travail « paysan ». L’hypothèse est alors posée d’une possible « psychopathologie de la (dé-) territorialisation », selon laquelle un « non-lieu », générateur de non-sens, peut se trouver impliqué dans une dynamique suicidaire en lien spécifique avec la dimension territoriale du Soi et l’habitation impossible d’un lieu.
Méthode
Les aspects cliniques et psychopathologiques sont appréhendés dans la perspective du lien entre certains « paysans de tradition » et leur lieu de vie, au regard de l’empreinte réciproque entre psychisme et territoire.
Résultats
Cette réflexion exploratoire permet d’orienter des recherches cliniques auprès d’agriculteurs en souffrance en marge des « troubles psycho-sociaux » habituellement recensés.
Discussion
Les limitations et impasses induites par des processus dissociatifs, ou mélancoliques sont rapportés soit à une défaillance de la Présence, compromettant la construction d’un monde habitable, c’est-à-dire territorialisable, soit à l’hostilité d’un monde réfractaire à la dynamique d’un processus de territorialisation, et donc inapte à permettre d’y séjourner.
Conclusion
Ces considérations ouvrent une perspective originale de recherches qualitatives visant à appréhender les rapports entre altération des assises territoriales du Soi et intentionnalité suicidaire. |