| Résumé : |
Objectif
Cet article concerne les défis actuels pour la psychanalyse que constituent le genre et les incongruences de genre. En effet, bien que le terme genre soit de plus en plus utilisé, il reste un concept plus difficile à définir et à circonscrire qu’il n’y paraît au premier abord.
Méthode
Afin d’apporter un éclairage sur ces sujets, il sera exposé le changement au combien important, qu’est le passage du paradigme du syndrome transsexuel à celui de la santé transgenre. Cet exposé sera alors étayé par deux vignettes cliniques : celle de Claudia dont la transition s’inscrit dans un parcours transsexuel et celle de Rose dont la transition paraît plus s’apparenter à un parcours transgenre.
Résultats
Les vignettes cliniques de Claudia et de Rose permettent d’illustrer ce qui se rapporte à une manière différente d’appréhender la différence des sexes : entre une abstraction qui épouse les contours d’une différence des sexes conçue comme binaire pour Claudia, et un genre fluide pour Rose.
Discussion
Suite à ces remarques, il est proposé de revenir sur le concept de genre afin de mieux le cerner et de le concevoir, notamment dans sa rencontre clinique et théorique avec la psychanalyse.
Conclusion
Le genre est alors conçu comme un concept frontière, renvoyant à un troisième corps social au croisement du sentiment personnel et subjectif et du sociopolitique. En référence à la narratologie, le genre est défini comme une construction personnelle et/ou collective visant à donner une cohérence à la différence des sexes, et étayé par une réalisation par la perception, aide possible à la liaison de l’excitation sexuelle associée aux questions relatives à la différence anatomique des sexes d’un point de vue psychanalytique, qui concerne autant l’analysant que le psychanalyste. |