| Résumé : |
En comparaison à d'autres secteurs comme l'aviation civile ou l'industrie nucléaire, dans lesquels les catastrophes sont spectaculaires, les incitations à gérer les risques associés aux soins sont faibles. Dans le champ de la santé, les événements indésirables associés aus soins réalisés en 2004 et 2009 ont cependant montré que leur fréquence n'avait pas diminué, malgré les dispositifs mis en place. En France, la plupart du du temps, seules des politiques sectorielles (sang, médicament...) en réaction à une crise sanitaire ont été mises en oeuvre. Le Haut Conseil de la Santé Publique plaide pour qu' une politique globale et intégrée de sécurité du patient soit clairement affichée au niveau national, à l'instar de ce qui a été fait aux Etats-Unis, au Royaume-Uni ou au Danemark. Ce rapport propose deux principes fondateurs et cinq préconisations : 1 - l'élaboration et le pilotage d'une politique globale et intégrée en matière de sécurité des patients. 2 - Une organisation coordonnée, intégrée et graduée de la gestion des risques, au sein des territoires, sous le pilotage des ARS. 3 - Une sécurité des patients mieux ancrés dans l'organisation des soins favorisant la cohérence des trajectoires des patients. 4 - Une place plus importante reconnue aux patients dans la sécurité de leur propre prise en charge.5 - Le développement de la formation et de la recherche sur les mécanismes de la sécurité des soins. |