| Résumé : |
Une analyse reste secrète. Ça se dit, ça s’écoute, ça ne s’écrit pas. Le dire englouti dans le silence, parfois capitalisé dans le savoir de l’analyste. L’inconscient de nouveau chassé, il y a perte de révolte. De lutte. Mon inconscient réclamait une parole, une écriture. J’écrivais des lettres à mon analyste. D’une enfance empoisonnée d’interdits que je ne comprenais pas. D’une famille bourgeoise, comme tant d’autres, que je vivais comme un lieu de mort. Où j’apprenais à haïr mon sexe et donc ma mère et donc moi-même. Et à aimer mon père, sans pouvoir m’en libérer. De la fuite dans la fausse liberté du travail, de l’émancipation sans libération, de la tromperie de l’amour. Le désir d’abattre les règles, les tabous, de ne pas tuer le père, d’en sortir avec l’inceste. Faute de l’inceste réel, au moins l’imaginaire avec l’analyste. Et dans le miroir, les mécanismes répressifs, oui, je m’assujettissais, avec tant de masochisme, pour me retrouver. |