| Résumé : |
Parmi les nombreuses modalités de la transmission du savoir en Psychiatrie et Psychologie clinique, les écrits ont toujours constitué un très grand domaine. Mais les nouveaux moyens d’expression et de communication sont venus diversifier les modalités d’enseignement et de formation personnelle au milieu de la diversification des courants psychiatriques, des moyens d’exploration et des méthodes thérapeutiques. Le rapport entre la théorie et la pratique constitue le centre des modes de la transmission dans les caractéristiques spécifiques des différents courants de la Psychiatrie française : 1) Les conceptions psychiatriques qui s’intéressent aux différents réseaux neurobiologiques, et biochimiques, aux recherches génétiques et à l’intelligence artificielle, se trouvent confrontées dans leurs évolutions actuelles aux exigences épistémologiques de l’explication et de la compréhension. Et la Psychiatrie dans sa complexité ne peut pas et ne pourra pas en faire l’économie ; 2) Les différentes dimensions psychopathologiques qui sous-tendent les diverses conceptions des troubles psychiatriques de l’enfant, de l’adolescent et de l’adulte sont constamment confrontées aux relations entre les conceptions théoriques et les modalités pratiques, dans la relation clinique et dans les conduites thérapeutiques. Nous proposons d’aborder un certain nombre de réflexions dans ce domaine, en interrogeant les grandes conceptions psychopathologiques actuelles. Et cette réflexion insiste beaucoup sur la nécessité de clarifier les concepts, les perspectives et les projets ; 3) Les dimensions épistémologiques peuvent alors permettre de bien situer les nombreux écrits concernant la transmission de la Psychiatrie et de ses domaines : et tout d’abord, les études sur les relations entre la théorie et la pratique permettent de bien distinguer les diverses catégories. Elles invitent à bien comprendre les dynamiques spécifiques de la compréhension des troubles psychiatriques ; les travaux sur les relations entre les domaines du temps et des sciences de la vie correspondent à des attitudes épistémologiques très importantes à prendre en compte. Les neurosciences qui nourrissent beaucoup actuellement la Médecine et la Psychiatrie nous font rentrer dans 'la connaissance de la vie'. Les différents travaux nous font rejoindre ce qui relève de 'l’objectivité du savant' et de la 'subjectivité du vivant'. Nous pouvons alors rejoindre les conceptions anthropologiques de la philosophie de la vie où nous allons retrouver dans les différents troubles psychiatriques les problématiques essentielles du sens de la vie que tout homme porte en lui. [résumé d'auteur] |