| Résumé : |
L’article explore l’évolution historique de la psychologie francophone au Liban, en mettant particulièrement en lumière le rôle de l’université Saint-Joseph de Beyrouth. Depuis ses origines, cette institution a établi des collaborations fructueuses avec des universités françaises. Les liens établis avec ces universités ont permis d’enrichir le programme de psychologie, notamment en y intégrant les théories psychanalytiques et en favorisant une approche holistique. Le texte met aussi en évidence l’utilisation des travaux des psychanalystes francophones dans la recherche et la pratique clinique au Liban. Des concepts tels que ceux de Didier Anzieu, Micheline Enriquez et René Kaes permettent de mieux comprendre les troubles psychiques chez les Libanais, en particulier ceux qui ont connu la guerre. En outre, l’auteur montre comment les principes de la francophonie contribuent à la transformation sociale à travers l’établissement de structures telles que le Centre universitaire de soins psychologiques à l’université Saint-Joseph et les Centres de consultation médicopsychologiques pour les enfants victimes de la guerre. Ces institutions jouent un rôle crucial dans la formation des étudiants et la prestation de services psychologiques à la population libanaise, en accord avec les idéaux de solidarité et de respect des droits humains promus par la francophonie. En conclusion, malgré les défis contemporains et l’influence croissante de l’anglais, l’article souligne l’importance de préserver et de promouvoir la psychologie francophone aux nouvelles générations. [résumé d'auteur] |