| Résumé : |
L’objectif de cet article est de décrire la manière dont la sortie annoncée de prison précipite le travail de liaison dans les derniers temps du travail psychothérapeutique et d’en illustrer les modalités transférentielles. Nous questionnons plus précisément les destins et fonctions de ce que nous proposons de nommer une « temporalité hallucinatoire » en psychothérapie, à l’aube de l’annonce de la sortie de prison. Pour illustrer nos propos nous nous appuierons sur le cas de Joël, incarcéré pour des faits de vol avec violence, en état de récidive légale. Il s’agit d’un patient suivi en psychothérapie hebdomadaire en milieu carcéral, et rencontré en unité de soins, dans les quelques mois qui ont précédé sa sortie [...] |