| Résumé : |
Les patients qui posent des demandes d’aide active à mourir sont peu accompagnés par les équipes de soins palliatifs. Ils sont souvent pensés comme des gens forts, hors-norme, au-dessus des considérations palliatives. Une analyse psychanalytique arrimée à la notion de pulsion de mort montre que le raisonnement initial peut s’inverser et que, face à la mort, le plus faible n’est peut-être pas celui qu’on croit ! Ma thèse avance qu’une désintrication pulsionnelle se produit dans la vie psychique. L’équilibre Pulsion de vie/Pulsion de mort vole en éclats au profit du passage au premier plan de la pulsion de mort : la demande d’aide active à mourir est alors la seule voix/voie qui permet à ce sujet de tenir encore dans la vie [...] |