| Résumé : |
Cet article interroge le retentissement de l’enfermement carcéral sur l’investissement subjectif du corps pulsionnel. Nous postulons l’hypothèse d’une réification de l’objet consécutive au processus d’incarcération qui retentirait directement sur l’investissement du corps propre par le sujet, comme sur ses trajectoires pulsionnelles. Nous avons travaillé à partir d’un cas de patient suivi en psychothérapie en unité de soins, en milieu carcéral. L’analyse de cas proposée illustre la manière dont l’enfermement accentue artificiellement les contours des zones laissées blanches dans la distribution libidinale du corps érogène, et la manière dont, a contrario, les zones sources favorisent des expressions pulsionnelles contraintes dans leur réalisation, pour un surinvestissement de l’intensité de la poussée alors devenu but. |