| Résumé : |
La présente revue vise à tirer les enseignements généraux de plusieurs décennies de recherches empiriques consacrées aux traitements psycho-comportementaux de l’éjaculation prématurée. Trente-trois essais faisant état de mesures avant et après traitements psycho-sexologiques ont été rassemblés et analysés. Les taux d’amélioration associés aux sexothérapies s’échelonnent de 25 % à 100 %, leur taille d’effet globale (d) se situe entre 0,83 et 3,75. L’efficacité des traitements requière la réalisation d’exercices de stimulation pénienne avec pauses (« stop-start ») et/ou d’exercices visant à la régulation des composantes discrètes de l’excitation (approche « régulatrice » ou « sexo-fonctionnelle »). Il n’est pas sûr que les variantes faisant appel à des pincements (« squeeze »), à l’utilisation d’un vibreur ou à un mode particulier de masturbation produisent un surcroît d’efficacité. |