| Résumé : |
Les diagnostics fondés sur des classifications comme le Manuel Diagnostique ou Statistique des troubles mentaux (DSM) ou la Classification Internationale des Maladies, 11e édition représente une pierre angulaire de la pratique clinique. Leur utilité paraît essentielle d’un point de vue clinique, de la recherche, de l’épidémiologie, ainsi qu’au niveau administratif, économique et politique. Cependant, de tels systèmes diagnostiques présentent des lacunes en termes de validité, une prise en considération des comorbidités peu pertinente et une forte hétérogénéité intraclasse. La taxonomie hiérarchique de la psychopathologie (HiTOP), publiée en 2017 sous sa forme actuelle, constitue une alternative fondée sur les statistiques. Elle conceptualise la psychopathologie comme un ensemble de dimensions organisées de manière hiérarchique, c’est-à-dire en continua « transdiagnostiques » de plus en plus larges. Cet article décrit les principes de base du projet de la HiTOP et son potentiel à s’intégrer dans la clinique et la recherche psychiatrique en fonction de ses avantages et de ses limites. |