| Résumé : |
Infirmant l’hypothèse voulant que le psychopathe ne possède pas le discernement moral requis pour penser ses actions à la lumière de certaines raisons morales, plusieurs études suggèrent chez ce dernier la présence d’un décalage entre ce qu’il évalue, juge ou reconnaît et ce qu’il choisit effectivement de faire. Or, si les théories de la motivation morale destinées à rendre compte de cet écart privilégient généralement des positions soit rationalistes, soit émotivistes, de récents travaux en philosophie expérimentale ainsi qu’en psychologie morale tendent à accorder une place de plus en plus centrale à la notion d’identité morale, laquelle constituerait une source supplémentaire – et in fine véritablement déterminante – de motivation morale puisant dans des normes non pas objectives et impersonnelles, mais bien subjectives et personnelles. |