| Résumé : |
Notre article propose un confluent entre les travaux de Kaës sur les groupes internes et la polyphonie, avec les concepts d’identifications croisées et de psyché-soma de Winnicott. Ainsi nous proposons de définir le squiggle comme un jeu polyphonique mobilisant les groupes internes du patient et du clinicien au profit de l’élaboration imaginaire du corps. Pour cela, nous opérons une relecture des consultations historiques de Winnicott avec Iiro et Robin, nous permettant de montrer dans leurs traces graphiques, que nous nommons des associations corporelles spontanées, l’élaboration d’une multiplicité de bouts de corps articulés à différentes imagos inconscientes. Cette élaboration commune et partagée témoigne de la fonction polyphonique des squiggles, c’est-à-dire de la mise en résonance sinon de la mise en écho des groupes internes du patient et du clinicien. |