| Résumé : |
Le développement des groupes de parole à l’hôpital, répondant à des impératifs tant cliniques qu’économiques, permet la mise à jour de fonctionnements groupaux enrichissant considérablement les prises en charge proposées. En addictologie, ces dispositifs révèlent et amplifient certains risques présents dans tout groupe. À partir de l’expérience d’un groupe de parole prenant place dans un service hospitalier d’addictologie, nous soulignons le danger du repli groupal sur l’idéalisation, entravant le travail psychique d’autonomisation. Sans le nécessaire travail sur le contre-transfert, la position idéologique entrave alors les mouvements psychiques porteurs de vie et générateurs de différence et de subjectivation. |