| Résumé : |
L’objectif de cet article est d’interroger la notion freudienne de réalité psychique, en nous demandant si celle-ci préfigure la reconnaissance d’une forme d’affranchissement à l’égard des faits du monde. Que les faits possèdent souvent moins de poids que certaines pensées, l’affirmation est au cœur de la notion freudienne de réalité psychique. En effet, Freud ne se contente pas, quand il découvre l’épaisseur des fantasmes hystériques, de demander que la réalité psychique soit prise en compte à côté de la réalité pratique ou qu’elle ne soit pas confondue avec la réalité matérielle, mais il va s’employer à montrer que l’inconscient ignore littéralement la différence entre fait et désir. |