| Résumé : |
La relation transféro-contre-transférentielle, véritable outil de travail du caregiver, du soignant, du psychiste, convie à penser la haine et la cruauté. Entre cruauté et tendresse, quelles capacités de re-co-naissances intrapsychiques et intersubjectives le soignant possède-t-il en lui afin de (re)considérer un soigné qui est lui dans un état de dépendance absolue et qui survit somatiquement et psychiquement ?
La cruauté au sein d’une clinique extrême, celle de la clinique de l’insuffisance rénale chronique, est ici précisée, illustrée. Le soigné, pleinement, et le caregiver, à moindre mesure, sont pris, réellement et fantasmatiquement, entre une cruauté hématophile, conséquente de l’oralité vampirique en hémodialyse, et une cruauté anthropophage, issue de l’oralité cannibalique dans la clinique de la greffe rénale. |