| Résumé : |
L’auteure fait l’hypothèse que les flux migratoires dans une nation reflètent les fonctionnements, adaptations et manœuvres résilientes des couples et familles. Ceux-ci tentent de composer avec les effets de la mondialisation et de l’hypermodernité sur leur vie psychique. En Tunisie post-révolutionnaire, la migration s’offre à eux comme une alternative pour réduire leur Malêtre, lorsque l’enveloppe culturelle peine à les contenir. Vignettes cliniques de couples et de familles à l’appui, l’auteure montre que l’acte migratoire est polysémique et surdéterminé, combinant des non-dits historiques, une résonance fantasmatique entre les différents espaces de la constitution subjective et des événements conjoncturels, le tout œuvrant à la relance des processus de subjectivation mis à mal. |