| Résumé : |
La querelle du contagionisme qui aboutit, pendant plusieurs décennies au XIXe siècle, à la victoire d’une doctrine qui affirmait la non-contagiosité des grandes maladies épidémiques, a été racontée avec brio en 1948 par Erwin Ackerknecht. Son récit constitue un point de départ au rôle, maintenant reconnu, de l’idéologie en médecine. L’histoire sera reprise ainsi que l’interprétation donnée par Ackerknecht selon laquelle le succès de la doctrine provenait des convictions bourgeoises et libérales de ses partisans. Nous y ajouterons qu’il s’agissait d’une élite qui cultivait des intentions généreuses et qu’elle s’était coupée des gens ordinaires, dont les praticiens du terrain exerçant en province. |