| Résumé : |
Au tournant du siècle, la valeur DSM s’est effondrée outre-Atlantique, entraînant dans sa chute la notion médicale classique de phénotype même pour la recherche fondamentale sur les psychoses. Sur leurs ruines ont émergé de nouveaux concepts : les dimensions prônées par l’association des psychiatres américains dans la partie recherche du DSM-5, les constructions mises en avant par le NIMH avec ses Research Domain Criteria (RDoCs), les biotypes du NIH, les endophénotypes des généticiens ou les propositions mixtes mêlant phénotype et biotype. Si les concepts traditionnels s’inscrivent dans le cadre paradigmatique naturaliste des sciences de la vie, la plupart des nouveaux sont issus du cadre normativiste des sciences humaines. |