| Résumé : |
L’emploi de la terminologie de « banalisation » s’est largement répandu dans le contexte judiciaire et pénitentiaire, comme une manière descriptive pour le professionnel (conseiller pénitentiaire, psychologue, magistrat…) de rendre compte de l’écart entre un délit institutionnellement sanctionné et le regard qu’y pose la personne condamnée. Ainsi entendons-nous parler au quotidien de personnes sous main de justice qui « banalisent leurs actes », sans pour autant que cette banalisation recouvre une définition claire et une opérationnalité, apparaissant davantage comme une catégorie générale et parfois « fourre-tout ». Cet écrit se donne pour objectif d’interroger l’usage de la banalisation afin de lui donner une définition plus précise, en particulier en fonction de ses enjeux psychodynamiques.
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