| Résumé : |
La psychiatrie, aujourd'hui, ne s'attache plus à l'accueil de la souffrance du sujet, mais à la gestion de ses symptômes. Il ne s'agit plus de soigner la folie de l'autre par la pluralité des soins, mais de diagnostiquer, trier, adapter, éduquer, remettre au travail ou reléguer. Ainsi les institutions sont mises en question dans leurs organisations - qui seraient inadaptées - et non pour le manque de moyens humains et l'inadéquation des formations. Les professionnels sont interpellés sur leurs capacités à faire évoluer leurs pratiques vers des recherches plus " scientifiques ". Le temps long et la continuité des soins ne sont plus les points de référence. |