| Résumé : |
Le seul délire capable d’opérer par contagion est le délire paranoïaque. L’auteur se propose d’investiguer davantage les mécanismes psychiques permettant cette contagion, et notamment la collusion entre le noyau mélancolique du paranoïaque et les traces de deuil pathologique non résolu chez le « paranoïé ». Injonction paradoxale pour créer de la confusion mentale et chocs traumatiques réitérés pour créer de la confusion émotionnelle sont les deux terreaux préparant la survenue de la contagion. Par ailleurs, la contagion délirante ne peut se déployer sans penser la projection à l’extérieur du noyau mélancolique dans la paranoïa, entraînant une cruauté mélancolique ainsi que l’élaboration de mécanismes de défense chez le « paranoïé » pour faire face à une telle violence (idéalisation, clivage, projection). |