| Résumé : |
Alors que la psychopathologie avait une place de choix dans la formation des psychiatres, tant en Amérique latine qu’en Europe, et ce jusque dans les années 80, il semble qu’elle n’ait plus tellement droit de cité dans une grande partie du monde aujourd’hui : seules les plus anciennes des générations de psychiatres y sont fortement attachées, se référant notamment à la psychanalyse, qui a tenu une position centrale (mais pas exclusive) dans les conceptions psychopathologiques des décennies durant. Et les influences nord-américaines contemporaines vont dans le sens d’une certaine inutilité de la psychopathologie qu’on pourrait dire traditionnelle, au profit de conceptions quelque peu « neurologisées » de la psychiatrie. Ainsi, des mondes un peu clivés se sont constitués, recouvrant aussi bien les aires d’influence que les générations de praticiens. |