| Résumé : |
Les aliénistes parisiens du début du XIXe siècle, Pinel et Esquirol et leurs élèves, décrivent sous le terme de « passions » plusieurs émotions qu’ils envisagent comme étiologies aux dérèglements de l’esprit. Déjà, depuis plus d’un siècle, des médecins et physiologistes usent, eux, de la vivisection afin de tenter d’éclairer la physiologie de ces sensations associant activité cérébrale et manifestions physiques corporelles qu’ils unissent en usant du terme de « sympathies ». Ainsi, en 1692, Brisseau explique la vasomotricité en individualisant le muscle de la paroi artérielle. Pourfour du Petit met en évidence l’activité du système sympathique sur l’œil en 1710 et distingue l’activité du nerf sympathique de celle du nerf pneumogastrique. |