| Résumé : |
Dans le capitalisme globalisé, à côté de formes très avancées d’organisation du travail réapparaissent des formes archaïques d’exploitation. L’article analyse deux cas qui montrent, en Italie, l’exploitation de travailleurs démunis de la part de petites entreprises agricoles qui y ont recours pour baisser les coûts de production au niveau imposé par les grandes chaînes de distribution. « Caporalato » est le mot idiomatique utilisé pour désigner l’intermédiation illégale entre les entreprises et ceux que la Walk Free Foundation définit comme les esclaves modernes. Victimes de ce système sont en particulier les immigrés illégaux qui, comme les petits producteurs, constituent l’anneau le plus faible de la chaîne de production/distribution. |