| Résumé : |
Évaluer les attitudes de médecins et infirmiers hospitaliers envers des aînés mésusant d’alcool. Alors que ce mésusage persiste après 65 ans, la souffrance induite est peu considérée : peut-on relier cette apparente négligence à des contre-attitudes négatives ? Enquête par entretiens auprès d’infirmiers et de médecins, analyse des discours par le logiciel Alceste®. L’analyse de 45 entretiens menés à 69 % auprès de femmes et 58 % d’infirmiers, a fait émerger : la perception d’un caractère moins menaçant des aînés alcoolisés, le recours à l’humour dès que l’alcool est évoqué, la négation du manque de temps ou de formation pour les soins, et des effets favorables d’expériences en alcoologie. Les attitudes soignantes à propos d’aînés mésusant d’alcool apparaissent moins négatives qu’attendu selon la littérature, laissant une place pour des soins entre addictologie et gérontologie. |