| Résumé : |
Un cas inédit d'écriture à deux est celui du roman de Herta Müller, La bascule du souffle. Prix Nobel de littérature en 2009, elle y a décrit la vie dans un camp de travail soviétique, avec la collaboration d'Oskar Pastior, un poète déporté dans un tel camp, de même que sa propre mère. La déportation apparaît comme une mesure punitive contre les Allemands de Roumanie, pour avoir soutenu le Troisième Reich. Ainsi, il y a une indistinction entre bourreaux et victimes, entre trauma collectif et individuel. Les traumas individuels de l'écrivaine sont exprimés au travers de personnages de plusieurs de ses romans et conduisent à une position de solitude. |