| Résumé : |
L’avenir de la psychiatrie préoccupe périodiquement la profession autour d’une quête identitaire, teintée de valeurs humaines comme l’éthique, qui seraient plus ou moins bien défendues par telle approche ou tel référentiel. En toile de fond, surgit alors le sentiment de menace face à son évolution à la faveur des neurosciences et de sa (re)dissolution au sein d’une neuropsychiatrie (trop) médicale. Cette discipline vertement abolie dans les suites des événements de Mai 68, à l’occasion du remaniement des études médicales, semble en effet plus vivace que jamais. Nous verrons que la conception de la même nature des troubles, entre neurogenèse et psychogenèse, est au cœur de cette problématique qui fait rage, et depuis longtemps. |