| Résumé : |
Depuis la fin des années 1990 (aux Etats-Unis d'abord, puis dans d'autres pays dont la France), les enquêtes les plus probantes ont mis en évidence un risque suicidaire plus élevé parmi les jeunes des minorités sexuelles - gays, lesbiennes, bisexuel(le)s, transgenres - et ceux qui se questionnent sur leur identité sexuelle ou de genre. L'homophobie est aujourd'hui le facteur de risque le mieux identifié pour comprendre cette sursuicidalité. Les phénomènes d'exclusion, de mépris et de stigmatisation peuvent en effet provoquer une perte d'estime de soi, une perte de confiance dans l'avenir et les autres [...] |