| Résumé : |
Après la puberté, l’adolescent subit une double incertitude, qui porte sur sa vie sexuelle et sa subjectivité : maturité sexuelle et immaturité affective sont facteurs de confusion (Verlegenheit chez Freud), non sans plaisir, alors que le regard destituant des autres sur son incertitude à être est facteur de honte (Sham), il n’y a pas de plaisir à vivre cette honte-là. Les cas de honte narcissique évoqués ont en commun d’exhiber des marques réelles sur la peau, sur le corps. Le travail du psychanalyste sera de tenter une remétaphorisation – distinguer le mot de la chose –, un remaillage d’un accroc symbolique qui concerne les générations passées. Mais peut-on guérir de cette honte-là? La guérison serait de la reconnaître et d’en témoigner, plutôt que la faire disparaître. |