| Résumé : |
Une triple opération de disqualification des exilés, diffusée par les discours médiatiques, politiques mais aussi scientifiques, fait obstacle à la perception des enjeux cosmopolitiques de ce qu’on peut appeler la « condition migrante » : diabolisation, victimisation, prolétarisation. Les exilés sont pernicieux, dangereux, malheureux. Sans retourner le stigmate de façon caricaturale, on peut cependant travailler à relever ce qui donne sens à cette condition migrante en mettant en évidence qu’elle est une dimension constituante du « mouvement de l’existence humaine » au sens qu’a défini le philosophe tchèque Jan Patocka. |