| Résumé : |
Pourquoi dire « empowerment » quand on parle français ? Difficile à traduire en un seul mot, la résistance de cet « intraduisible » est analysée ici comme l’indice, voire le symptôme, à la fois d’un enjeu de philosophie politique (une certaine difficulté à penser la domination ?), et d’un enjeu épistémologique (un retour du refoulé du discours savant institué ?).
Cette analyse permet peut-être alors d’associer deux mouvements en cours en santé mentale et d’en rendre une certaine lisibilité : l’empowerment des « usagers », au-delà de la « citoyenneté », mais aussi l’émergence du savoir expérientiel, au-delà du savoir « savant ». |