| Résumé : |
Le chirurgien occupe une place ambivalente à l'égard de son patient. Transgressant l'intégrité corporelle du malade, l'acte chirurgicale franchit la barrière cutanée pour pénétrer à l'intérieur du corps et en modifier la disposition anatomique. Pour se préserver de la violente réalité de son geste, le chirurgien met en place un dispositif lui permettant de se mettre à distance de son malade afin de pouvoir déployer son geste technique. Si la disposition de champs opératoires stériles répond aux règles d'asepsie de rigueur, elle permet également de couvrir la totalité du corps du patient qui n'apparaît alors plus qu'au travers d'un carré de peau. |