| Résumé : |
L’exercice comme psychiatre à la Direction de la protection judiciaire de la jeunesse et celui de psychiatre responsable d’un dispositif de plusieurs unités dans une clinique de soins à but lucratif apparaît parfois opposé. La population comme l’intention d’accompagnement et de soins diffèrent. Cependant, un point commun est la question du consentement et du discernement. Dans les deux occurrences, pour les praticiens que nous sommes, la question de la contrainte est permanente. En effet, Levinas nous dit : « Dans l’approche d’autrui, où autrui se trouve d’emblée sous ma responsabilité, « quelque chose » a débordé mes décisions librement prises, s’est glissée en moi, à mon insu, aliénant ainsi mon identité » (Levinas, 1978). |